Wednesday, July 15

Le RHAJAC met en garde contre l’escalade de la violence et appelle à une sortie démocratique de la crise

Le RHAJAC salue les appels au rejet de la violence politique de plusieurs acteurs et rappelle que le Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, a l’obligation de rétablir la sécurité, d’organiser des élections ou de céder pacifiquement le pouvoir.

Port-au-Prince, le 14 juillet 2026 —– Le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) prend acte des déclarations publiques de plusieurs responsables politiques, notamment Claude Joseph et Joseph Lambert, qui ont condamné les appels à la violence attribués au leader de Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse.

Selon les informations rendues publiques, ces prises de position font suite aux appels au « déchoukaj » visant le gouvernement de facto dirigé par Alix Didier Fils-Aimé.Le RHAJAC rappelle qu’aucune revendication politique ne peut justifier des discours susceptibles d’encourager la violence ou de troubler l’ordre public, alors que le pays a déjà sombré dans le chaos.

Les responsables politiques, quelle que soit leur appartenance, ont le devoir d’agir avec retenue, de respecter les institutions et de privilégier les voies démocratiques.Le RHAJAC rappelle également que la première responsabilité de l’État incombe au Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé. Il lui appartient de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire, de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles et de respecter ses engagements envers le pays.

À défaut d’être en mesure d’atteindre ces objectifs, il doit favoriser une transition pacifique au profit de dirigeants capables de répondre aux attentes de la population.Le RHAJAC estime également qu’aucun dirigeant ne peut se maintenir indéfiniment au pouvoir sans calendrier électoral clair ni perspective de retour à l’ordre constitutionnel.

Dans le même temps, l’organisation rejette fermement les discours appelant au désordre, à la violence ou au « déchoukaj ». Les crises traversées par Haïti démontrent que la violence politique ne constitue jamais une solution et ne fait qu’aggraver l’instabilité et rendre la population méfiante envers les autorités comme envers les acteurs qui se disent de l’opposition.

Le RHAJAC prend également acte de la convocation de Jean-Charles Moïse par le parquet de Port-au-Prince le 16 juillet. L’organisation demande que cette audition soit conduite dans le strict respect de la loi.Le RHAJAC appelle enfin tous les acteurs politiques, les institutions de l’État et les organisations de la société civile à faire preuve de responsabilité, à rejeter toute forme de violence et à œuvrer en faveur du rétablissement de l’État de droit.

Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC)

Djovany Michel, secrétaire généralPour authentification : Rhajac.org

Contact presse : +509 3456 4848


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