
Le rapport de l’ULCC le confirme : derrière les apparences administratives, c’est une entreprise de prédation des fonds publics qui s’est mise en place sous sa gouverne.
Le bilan est aussi net que révoltant : plus de 107 millions de gourdes ont été versés à deux entreprises privées, VALCUISINE et OLEY Event & Food Services, dans des conditions aussi opaques qu’illégales. Non seulement les contrats publics ont été attribués en violation flagrante des normes en vigueur, mais les retenues fiscales obligatoires n’ont même pas été appliquées, causant un préjudice direct de plus de 2,1 millions de gourdes à l’État.
Mais il ne s’agit pas d’une simple négligence. Il est question ici de passation illégale de marchés publics, d’abus de fonction, de prise illégale d’intérêt, et de faux en écriture publique. L’ancien DG n’a pas agi seul : Valmine Jean JACQUES et Valérie Nadia VICTOR sont également cités dans le rapport comme complices actifs de ce montage honteux.
L’ULCC ne mâche pas ses mots. Elle exige :
- Le gel immédiat des comptes bancaires des deux entreprises bénéficiaires ;
- La résiliation sans délai des contrats incriminés ;
- Un audit complet de la gestion de Carl FRANÇOIS par la Cour Supérieure des Comptes ;
- Et surtout, l’engagement de poursuites pénales contre tous les acteurs impliqués.
Ce scandale n’est pas un simple écart de gestion. C’est un acte de trahison envers la population qui paie chaque jour le prix du délabrement des institutions publiques. Carl FRANÇOIS, qui aurait dû protéger les ressources de l’OFATMA, les a détournées au profit de son cercle rapproché.
Aujourd’hui, ce n’est plus une affaire administrative, c’est une affaire de justice. La moindre décence exigerait que Carl FRANÇOIS soit interdit de toute fonction publique et réponde de ses actes devant les tribunaux.
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